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Tribune n°4 : Budget, il va falloir se serrer la ceinture !

logo_Generation_CreilLors du Conseil des Ministres du 1er octobre dernier, le gouvernement a présenté le projet de loi de programmation des finances publiques 2014-2019.

Ce projet de loi est annoncé comme historique du fait de l’ampleur des réductions de dépenses publiques annoncées : 50 milliards d’euros sur la période 2015-2017

Les collectivités locales contribueront de façon importante à ce plan d’économies puisqu’elles verront leurs dotations budgétaires baisser de 11 milliards d’euros à horizon 2017.

Pour une ville comme Creil, dont pas moins de 50 % des recettes sont constituées de dotations de l’Etat (contre seulement 25 % d’impôts locaux), l’impact budgétaire sera terrible.

La ville de Creil va être très fortement impactée par ce projet de loi, du fait de sa mauvaise stratégie de gestion budgétaire. Bon nombre de municipalités ont choisi, depuis plusieurs années, de diversifier leurs recettes afin d’anticiper cette prévisible baisse des dotations de l’Etat et de ne pas compter majoritairement sur la manne étatique pour élaborer leurs budgets. La ville de Creil a fait tout le contraire en persistant à vivre sous perfusion de l’Etat et en n’ayant aucune stratégie de développement économique à long terme. Une stratégie qui aurait permis un accroissement des rentrées fiscales et qui aurait permis à la ville de Creil d’avoir les reins suffisamment solides pour supporter une telle baisse des dotations de l’Etat.

Quoi que l’on puisse penser de cette mesure, la municipalité n’aura pas d’autre choix que de s’adapter à cette nouvelle donne en taillant dans ses dépenses.

Dans ce contexte, le défi pour notre ville sera de réaliser des économies tout en maintenant les dépenses sociales en faveur des plus démunis, hélas de plus en plus nombreux.

Or, il y a fort à parier que cette équation budgétaire sera difficilement résolvable tant la gestion du Maire demeure chaotique et à courte vue.

Voici, en vrac, quelques motifs d’inquiétude :

Politique d’investissements chaotique et discrétionnaire

Après avoir englouti pas moins de 11,3 millions d’euros dans la rénovation de la piscine et près de 2 millions d’euros dans des ronds-points improbables,  le Maire continue à jouer les « apprentis-sorciers-investisseurs » en mobilisant 4 millions d’euros dans une passerelle énigmatique pour laquelle aucun Creillois n’a été consulté.

Recours permanent aux lignes de trésorerie

Le Maire continue d’avoir recours très régulièrement aux lignes de trésorerie, qui constituent ni plus ni moins que de la dette à très court terme, ce qui vient relativiser le faible taux d’endettement facial de la ville.

Dilapidation des deniers publics : la SEMEISO

Malgré une succession de résultats déficitaires et un rapport du Conseil d’administration accablant qui indique clairement que même si les locaux de la société étaient intégralement loués, sa situation financière ne serait pas viable, le Maire s’entête à essayer de la maintenir à flots en y injectant
200 000 € d’argent frais.

Alors que la seule issue concernant cette société est le dépôt de bilan, le Maire préfère s’entêter, pour des raisons purement politiciennes, à la maintenir en vie avec l’argent du contribuable (Le Parisien du 23 mai 2014 : « Une derniere chance offerte aux centre d’affaires en faillites »)

Amateurisme

S’il y a bien un domaine où la ville de Creil se distingue, c’est celui du contentieux juridique et administratif.

Du fait d’une gestion politicienne des dossiers et d’un amateurisme flagrant, le Maire engage la ville dans des contentieux de plus en plus nombreux et coûteux.

Dernier exemple en date, la rénovation du centre commercial Henri Dunant qui traîne depuis maintenant 5 ans, uniquement parce que le Maire refuse de respecter l’obligation qui lui a été faite de trouver un accord amiable avec 2 commerçants de l’ilôt Henri Dunant.

Là encore, cet entêtement puéril du Maire n’est motivé que par des considérations personnelles et politiciennes (Le Parisien du 12 septembre 2014: « Le feuilleton de la destruction de la place Dunant continue.)

Malheureusement, les Creillois doivent donc se préparer à connaître des années de vaches maigres budgétaires car le Maire, doublement coupable de maintenir la ville sous la dépendance de l’Etat et de ne pas utiliser de façon intelligente les dotations qui lui sont allouées, est incapable de préparer l’avenir de notre ville !

 GÉNÉRATION CREIL

2 réponses sur « Tribune n°4 : Budget, il va falloir se serrer la ceinture ! »

C’est un raisonnement auquel l’équipe municipale actuelle ignore ou semble ignorée, pour cause; un certain amateurisme règne au sein de cette équipe ou pseudo équipe…

Encore une fois ce sont nous les creillois et creilloises qui allons subir les mauvais choix du maire et de son équipe !

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