clientelismeTout le monde le sait, même si personne ne se sent concerné : la courte victoire de  M. Villemain aux élections municipales est en grande partie due à la mise en œuvre d’un clientélisme électoral débridé.

A mesure que le scrutin approchait, le maire sortant et son équipe enchaînaient à tour de bras les promesses sonnantes et trébuchantes jusqu’à l’absurde : appartements, terrains, emplois municipaux, places de marché, marchés, subventions…, tout était bon pour « acheter des voix ».

Moins de 3 mois après l’élection, l’heure des comptes a sonné et, pour beaucoup de Creillois qui ont cédé au chant de la sirène Villemain, la déception est lourde. Certains d’entre eux, ayant essuyé un refus catégorique, voire parfois moqueur, du maire n’hésitent pas à venir nous faire part de leur déception.

Pourtant, nous n’avons cessé pendant la campagne électorale d’inviter les Creillois à ne pas céder à ce chantage, en leur rappelant que, même s’il le voulait vraiment, le maire ne pourrait jamais honorer toutes ses promesses, que nous étions dans un Etat de droit dans lequel un maire, aussi puissant soit-il, ne peut appuyer sur un bouton et distribuer sans limite logements, emplois etc.

C’est pourquoi, à tous ceux qui nous demandaient de leur « promettre », « offrir », « proposer », « réserver » ou « vendre du rêve », nous avons mis un point d’honneur à leur dire NON.

Mais, surtout, nous avons eu à cœur de convaincre nos concitoyens que, dans certains cas, ce qui leur était proposé n’était pas une faveur ou un privilège mais un DROIT et que dans d’autres cas, céder au clientélisme, c’est :

  • abdiquer sa liberté et sa dignité, en se plaçant dans une relation de dépendance vis-à-vis de celui qui donne (un proverbe africain ne dit-il pas en effet que « la main qui donne est toujours au dessus de la main qui reçoit » ?),
  • agir de façon immorale car obtenir une prestation, un emploi, un logement en échange non pas de ses compétences ou de son droit mais du soutien que l’on apporte à la personne qui vous le donne, c’est de la corruption,
  • nuire à l’efficacité politique en contribuant à mettre aux responsabilités des personnes incompétentes,
  • nuire à la cohésion sociale en nourrissant un sentiment d’injustice,
  • nourrir la crise de défiance à l’égard du personnel politique en alimentant le sentiment du « tous pourris ».

Pour toutes ces raisons, nous continuerons, à travers différentes actions pédagogiques et d’éducation civique, à lutter contre ce fléau détestable !

Génération Creil