Hier soir, au conseil municipal, le Maire de Creil s’est une nouvelle fois couvert de ridicule.

Pour empêcher les associations à caractère politique de tenir leurs réunions dans des salles municipales, il a décidé de soumettre au vote du conseil un règlement qui interdit lesdites réunions.

Jusque là, rien à dire.                   

Sauf que lui organise une réunion politique dans une salle municipale… demain !

Nous le lui faisons gentiment remarquer, ne résistant pas au plaisir de lui agiter sous le nez le carton d’invitation qu’il a eu l’imprudence de diffuser largement dans la ville.

N’importe qui, à sa place, se serait évaporé de honte.

Lui rosit à peine, bafouille un peu, puis nous sert un argument qui mériterait de figurer dans une anthologie de la bassesse en politique.

Il nous dit en substance : « le règlement est voté ce soir mais il ne s’imposera qu’après validation du préfet dans quelques jours, je peux donc organiser ma réunion dans l’intervalle… »

Traduction : j’interdis les réunions pour les autres mais moi, j’en glisse une petite dernière avant l’été…

Sidérant, non ?

Mais parlons du fond.

De deux choses l’une : soit il considère que la politique doit être bannie des enceintes publiques de la ville, auquel cas il montre l’exemple en s’abstenant lui-même d’organiser ce type de réunions, soit il estime que les réunions politiques sont une des modalités d’exercice de la liberté d’association et il les autorise.

Mais il ne peut pas s’autoriser tranquillement ce qu’il interdit aux autres. C’est la base dans un Etat de droit…

Ce sont les arguments de fond que nous avons fait valoir.

En face, son argument pitoyable du délai entre le vote au conseil et la validation du préfet a consterné tout le monde, jusque dans sa majorité.

Acculé, prenant conscience de l’ineptie de ses propos, il a fini par retirer sa délibération.

Ce retrait est une bonne chose pour l’équité démocratique dans notre ville.

Il n’empêche qu’à cette occasion, le Maire a montré un bien sinistre visage, celui d’un Tartuffe qui se présente publiquement comme le garant des grands principes et qui les foule aux pieds secrètement pour ses petits intérêts électoraux…

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