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Le Maire de Creil craque…

Michel Françaix doit bien rire.

Il savait sans doute que l’annonce de sa candidature aux législatives déclencherait dans l’appareil digestif de M. Villemain quelques détraquements, quelques petites remontées acides douloureuses, mais il était probablement loin d’imaginer l’ampleur du chamboulement organique qu’elle susciterait.

La bile a jailli.

Rien n’a pu l’entraver, pas  même l’épaisse moustache.

Elle a jailli très haut pour retomber encore fumante sur le papier d’une lettre ouverte que le Maire de Creil publie cette semaine sur son blog.

Une lettre comme seul M. Villemain sait en rédiger : fielleuse, indigne, basse, et bien sûr,  grotesque.

Grotesque parce que le Maire y reproche à son ami d’hier des choses qui le concernent au premier plan et qui le caractérisent à la perfection.

Quelques exemples.

Il pointe des  « oublis » chez celui dont il est encore le suppléant et préconise de façon très grossière l’intervention d’un gérontologue.

Je ne m’arrête pas au vulgaire du propos, chacun le jugera selon sa sensibilité, mais je veux tout de même souligner un OUBLI de M. Villemain : il n’est pas non plus un perdreau de l’année.

S’il considère que les cheveux blancs sont une tare et qu’ils s’accompagnent nécessairement d’un affaissement intellectuel, il devrait aller jusqu’au bout de sa logique et céder sa place de Maire de Creil à plus jeune que lui, vous ne croyez pas ? Je suis sûr qu’emporté par sa plume rageuse, il n’y a même pas pensé…

Il accuse ensuite son Député de se prendre pour un autre, pour De Gaulle ou Mitterrand.

Là encore, son amnésie est préoccupante. Il a probablement OUBLIÉ que c’est lui qui singeait il y a encore peu de temps le Président Mitterrand dans les rues Creil, en se pavanant vêtu d’un chapeau noir et d’une écharpe rouge…

Il accuse enfin M. Françaix d’oublier le sens des mots, puis il écrit dans la foulée « maladie dégénératrice ». Sans doute voulait-il dire dégénérative ? S’il massacre l’orthographe des mots comme dans cet exemple ou dans ses tweets affligeants, peut-être est-il normal que son Député n’en saisisse pas le sens ?

Les perles sont encore nombreuses, mais j’arrête là.

Ces quelques exemples suffisent à démontrer ce que beaucoup savent déjà : le maire de Creil, lorsque la haine l’étreint, écrit toujours plus vite qu’il ne réfléchit.

Ce qui est le plus inquiétant dans cette affaire, c’est que cette lettre calamiteuse intervienne à ce stade de la campagne, c’est-à-dire à son commencement. M. Villemain commet généralement ses bévues en fin de campagne, quand ses nerfs lâchent. Cette embardée au démarrage n’augure donc rien de bon pour la suite. Peut-être que son entourage serait bien inspiré de lui suggérer quelques jours de repos. Une cure thermale lui serait sûrement du plus grand profit…

Abdelaziz RIFI SAIDI