En 2011, pour prévenir les conflits d’intérêts, le législateur a rendu inéligibles aux élections législatives  « les membres de cabinet des maires et les chefs de service des communes de plus de 20.000 habitants dans toute circonscription comprise en tout ou partie dans le ressort dans lequel ils exercent ou ont exercé leurs fonctions depuis moins d’un an à la date du scrutin » (article L.O. 140 du code électoral).

Il y a quelques mois encore, le candidat porté par M. Villemain aux législatives était sous le coup de cette loi, en sa qualité de membre du cabinet du maire de Creil.

Pour rendre sa candidature possible, le maire l’a recasé dans un service de la ville.

Il est désormais « chargé de communication ».

Légalement, c’est propre.

Mais moralement ?

A l’heure où les citoyens exigent de leurs représentants et de ceux qui aspirent à le devenir une exemplarité parfaite, à l’heure de l’affaire Fillon, de l’affaire Le Pen, à l’heure où le slogan « tous pourris » trouve un écho de plus en plus grand chez nos concitoyens, peut-on décemment être à la fois secrétaire de la section PS de Creil, membre du cabinet du maire en « pantouflage » dans un service de la ville pour contourner la loi, rémunéré par le contribuable creillois, et candidat aux élections législatives de juin prochain ?

N’y a-t-il pas là matière à alimenter des soupçons sur la réalité du travail effectué à la mairie ? Sur la possible utilisation des moyens de la municipalité à des fins électorales ?

Ces soupçons sont légitimes, tant ces pratiques et ce mélange des genres ont donné, par le passé, des exemples de dérapages inacceptables et illégaux.

Le seul moyen d’assainir la situation à Creil est donc de contraindre le candidat socialiste à faire un choix :

– soit il démissionne de son poste à la mairie,

 – soit il renonce à sa candidature aux législatives.

 

Nous l’appelons solennellement à choisir !

En vous faisant le relai de cet appel, vous concourrez à la moralisation de la vie politique à Creil.

Aidez-nous à épurer la situation !

C’est tous ensemble, par la vigilance et la pression du nombre, que nous mettrons un terme à ces  procédés tordus qui abîment notre démocratie !

Abdelaziz RIFI SAIDI